Lorsqu’il s’agit de réparer une rayure, repeindre un élément de carrosserie ou simplement effectuer une retouche propre, connaître le code couleur d’origine de son véhicule est indispensable. Beaucoup de propriétaires pensent qu’il suffit de connaître le nom de la couleur (“gris métallisé”, “bleu nuit”…), mais en réalité, chaque teinte correspond à un code précis défini par le constructeur.
Dans cet article, nous allons voir où trouver ce code couleur, comment l’identifier correctement et éviter les erreurs les plus courantes.
Qu’est-ce que le code couleur d’origine d’un véhicule ?
Le code couleur (ou code peinture) est une référence alphanumérique propre au constructeur.
Il permet d’identifier exactement la teinte appliquée à l’usine sur le véhicule.
Deux voitures visuellement “bleues” peuvent en réalité avoir :
- une nuance différente
- un niveau de métallisation différent
- une composition de peinture différente
C’est pour cela que le nom commercial de la couleur ne suffit jamais.
Où trouver le code couleur sur une voiture ?
Le code couleur est presque toujours inscrit sur une plaque constructeur ou une étiquette d’identification collée sur le véhicule.
Son emplacement dépend de la marque et parfois du modèle.
Sur le montant de porte
C’est l’endroit le plus courant.
- Porte conducteur ou passager
- Étiquette visible lorsque la porte est ouverte
- Le code couleur est souvent noté sous forme de lettres ou lettres + chiffres
Dans le compartiment moteur
Sur certains modèles :
- près des amortisseurs
- sur la baie moteur
- sur une plaque rivetée ou autocollante
Dans le coffre
Moins fréquent mais possible :
- sous le tapis de coffre
- près de la roue de secours
- sur le côté du coffre
Sous le capot ou sur le châssis
Certains constructeurs plus anciens ou premium utilisent :
- une plaque métallique
- une zone proche du châssis
Où trouver le code couleur sur les documents du véhicule ?
Sur la carte grise : attention aux idées reçues
Contrairement à ce que l’on croit souvent, le code couleur n’apparaît quasiment jamais sur la carte grise.
La mention “couleur” est administrative et trop vague pour une peinture.
Dans le carnet d’entretien
Parfois présent, notamment sur des véhicules plus anciens ou bien suivis.
Sur les factures constructeur
Si une intervention carrosserie a été faite en concession, le code couleur peut apparaître sur la facture.
Trouver le code couleur grâce au numéro VIN
Le VIN (numéro de série du véhicule) permet parfois d’identifier la couleur d’origine via :
- le réseau constructeur
- certaines bases de données spécialisées
Attention :
- toutes les bases ne sont pas fiables
- certaines couleurs ont évolué selon les années
- une voiture repeinte ne correspondra plus forcément au VIN
Le VIN est une aide, pas une garantie absolue.
Et si la voiture a déjà été repeinte ?
C’est un cas très fréquent, notamment sur les véhicules d’occasion.
Même en retrouvant le code couleur d’origine :
- la peinture actuelle peut être différente
- une aile ou un pare-chocs peut avoir été repeint
- la teinte peut avoir vieilli différemment
Dans ce cas :
- une retouche parfaite est difficile
- un carrossier peut faire une prise de teinte
- le code couleur reste une base, pas une certitude
À quoi sert concrètement le code couleur ?
Le code couleur est indispensable pour :
- les stylos de retouche
- les bombes de peinture
- la peinture complète d’un élément
- la réparation carrosserie
- conserver la valeur du véhicule
- éviter les différences visibles entre éléments
Erreurs fréquentes à éviter
- Se fier uniquement au nom de la couleur
- Commander une peinture sans vérifier le code exact
- Confondre deux teintes très proches
- Penser que toutes les années d’un modèle ont la même couleur
- Oublier qu’une voiture peut avoir été repeinte
Conclusion
Trouver le code couleur d’origine de son véhicule est une étape essentielle pour toute intervention liée à la carrosserie.
La méthode la plus fiable reste toujours la plaque constructeur directement sur le véhicule, complétée si besoin par le VIN ou des documents officiels.
Prendre le temps de vérifier évite les erreurs visibles… et souvent coûteuses.



